Le féminicide

Il la frappait souvent, mais elle ne disait rien. Elle souffrait beaucoup mais ne disait rien. Elle pensait que c’était pour son bien alors qu’il ne voulait que se défouler. Des allers et retours à l’hôpital mais elle ne se plaignait pas. Elle ne pensait qu’à ôter sa vie. Elle était battue comme un animal de course. Elle avait des bleus sur pratiquement tout le corps. Elle en avait marre de souffrir et de garder le silence. Au bout de la vingt-cinquième fois, elle décida de parler. Malgré la peur, elle se rendit au commissariat et mit fin à cette vie affreuse.
 
LEMOYNE Orlane, 301
 
Malheureuse et effrayée, elle ne pouvait qu’accepter les coups. Elle avait des bleus et des marques sur tout son corps, marques qu’elle devait cacher par peur que ses proches les aperçoivent. Elle en avait marre mais gardait le silence pour le protéger. Des menaces, des coups de poing, de ceinture, de fils électriques… Elle accumulait tout et se taisait. Il la frappait comme un animal. Il passait sa rage sur elle. Elle ne pouvait plus sentir ses mains sur son corps et avoir un minimum de joie en elle. Marre de souffrir du silence, elle appela la police et le dénonça.
 
VALA Rojanellie, 301
 
Jamais je n’oublierai ces soirées interminables,
Jamais je n’oublierai ces nuits blanches passées à pleurer,
Jamais je n’oublierai la colère que je pouvais apercevoir dans tes yeux
Jamais je n’oublierai la violence des coups que tu m'infligeais.


SOUKAI Amanda,301

Le billet disparu

 J’étais âgée d’environ cinq ans. A cette époque-là, ma mère, mes sœurs et moi vivions chez mes grands-parents. Mon anniversaire arrivait à grands pas mais il n’était pas le seul ; le lendemain du mien, ma chère grand-mère et mon cher grand-père fêteraient leur quarante et unième anniversaire de mariage. Je ne me rendais pas réellement compte de ce que ce nombre représentait pour eux, mais face à la joie partagée par leurs enfants et certains membres de la famille, je réalisais mieux l’importance de cet évènement. Ma naïveté et mon manque de réflexion dus à mon jeune âge rendirent ma joie telle que je pris l’initiative de leur acheter un cadeau. Oh ! Ce fut à cet instant que toutes les péripéties commencèrent…
Je voulais bien évidemment faire partie de la fête et y apporter ma contribution. Pour cela, rien de plus simple que d’acheter un cadeau, n’est-ce pas ? Mais comment ? Je n’avais pas un sou ! J’étais comme tous les enfants de mon âge : sans travail, nourrie, habillée, coiffée, logée… par mes parents. Soudain, une idée me traversa l’esprit. Je vous ai dit  que je manquais de réflexion… Je me dirigeai alors vers la chambre de mes grands-parents à pas de loup- Que j’étais excitée !- et pris discrètement 10€ du porte-monnaie posé sur la commode. J’avais réussi et mon cœur battait la chamade ! Comment ai-je pu penser que prendre ce billet, premièrement qui ne m’appartenait pas et en second lieu presque le voler était un acte sans gravité ? Des sous si durement gagnés. De plus, depuis quand  offre-t-on un cadeau payé avec le propre argent de la personne que l’on s’apprête à choyer ? Ça n’a aucun intérêt ! Victorieuse d’avoir avec tant de succès effectué la première partie de mon plan, je mis fièrement mon butin dans ma boîte à bijoux (Belle erreur !) et retournai ensuite à mes occupations.
Je me souviens que le lendemain matin, si heureuse en me réveillant, je mis en place un plan très simple, du moins qui me semblait très simple, et une montée d’adrénaline parcourut mon corps. À la fin de l’école, lorsque la sonnerie retentirait, il serait alors seize heures et je me précipiterais au bazar, une boutique située à l’intersection au bout de la rue et achèterais le cadeau parfait ! Malheureusement, mon plan tomba à l’eau lorsque ma grand-mère m’adjura de rentrer  immédiatement à la maison (car oui, j’avais emprunté le chemin le plus court et celui-ci passait devant le domicile de mes grands-parents). J’étais déçue et aussi révoltée que les syndicalistes guadeloupéens. De ce fait, je ne prononçai pas un mot de toute la soirée jusqu’à ce que ma mère criât mon prénom et fît trembler les murs de la maison.
Que se passait-il ? Avait-elle découvert mon plan ? Ou était-ce juste pour me gronder encore une fois car l’état de ma chambre était déplorable ? Quoi qu’il en soit, j’étais effrayée ! Ce que j’ignorais à l’époque, c’était que les mères découvraient TOUT. Et oui… elle m’avait démasquée. Moi, ancienne membre des Totally Spies, espionne aguerrie, experte des manigances ; sans même avoir eu le temps de me justifier, l’on m’avait capturée. Elle avait découvert le billet. Ce soir-là, je me rappelle avoir pris pas mal de volées car je multipliais les mensonges pour protéger mon secret. Je finis toutefois par dire comment je m’étais procurée ce billet car mentir ne faisait qu’accroître sa colère. Sérieusement, de quoi te doutais-tu ? Que ça l’enchanterait ? Voyons !
Je rendis le billet à mes grands-parents accompagné de mes plus plates excuses. J’étais blessée. Autant physiquement que psychologiquement. Outre la colère que j’éprouvais contre ma mère, ce qui me touchait le plus était que mon plan infaillible n’allait jamais voir le jour…
Maintenant que j’ai mûri et grandi, je suis heureuse que ma mère ait découvert ce billet et m’ait expliqué que ce n’était pas correct car sinon, à l’heure actuelle, j’aurais peut-être continué en pensant ne rien faire de mal et mon geste insouciant aurait pu devenir une habitude pour le plus grand malheur de mes proches et du mien.
MERVILLON Alizée, 3ème1

La jalousie

Ah la jalousie, 
Ce sentiment qui fait que tout le monde t'envie,
N'importe qui, moche ou joli.
Tous ceux qui prétendent être tes amis
Ne sont en fait que des bandits, 
Qui encore et toujours t'envient. 

DELANNAY Edwin, 4ème1

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